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 JOUBERT Hélène, RICHER Xavier - Ibeji : Divins jumeaux / Ibeji : Divine Twins

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JOUBERT Hélène, RICHER Xavier

Ibeji : Divins jumeaux / Ibeji : Divine Twins

Somogy Editions d'Art - Paris - 2016
ISBN: 9782757210727
208 p., texte bilingue français et anglais, photographies de Xavier Richer - 21,9 x 27,9 cm

Disponibilité éditeur: Disponible chez l'éditeur.

Prix public éditeur: 45,00 €

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 Selon une légende yoruba, les singes, dont la connaissance des secrets de la nature surpasse celle des hommes, leur ont envoyé les ibeji, jumeaux unis et inséparables. Dotés d'un statut sacré, ils sont l'objet d'un culte qui s'appuie sur des statuettes, les ere ibeji, commandées par les familles à des maîtres sculpteurs. Les quatre-vingts œuvres du Bénin et du Nigeria présentées dans cet ouvrage reflètent l'incroyable diversité stylistique et la beauté de ces témoins silencieux d'une tradition séculaire, expression de la richesse créatrice de l'art africain.

 
 According to Yoruba legend, the ibeji-united and inseparable twins-were sent into the world by monkeys, whose knowledge of nature's secrets surpassesthat of men. Regarded as sacred, they are venerated in a cult based on statuettes, the ere ibeji, which are commissioned from master sculptors by the families of the deceased twins. The eighty works from Benin and Nigeria presented in this book reflect the incredible stylistic diversity and beauty of these silent symbols of an ageold tradition-an eloquent expression of the creative potential of African art.
 
IB (nés) EJI (deux) désigne en yoruba les jumeaux, à la naissance, les enfants sacrés. Pour cette raison, si un jumeau meurt, la vie du survivant et aussi toute  la famille sont mises en danger. On les fait renaître sous forme de statuettes commandées par les parents à de prestigieux sculpteurs des différentes régions du Nigéria et du Bénin, afin de réunir à nouveau les âmes des jumeaux.
La mère continue alors à honorer l’effigie de l’enfant décédé comme s’il était vivant : elle le lave, le nourrit au quotidien. Selon le nombre d’enfants perdus par la mère, on peut trouver ces statuettes par paire, par triplés voire davantage. Pour mieux les honorer ils sont enduits de poudre de camwood rouge, tout comme les nourrissons pour les protéger des maladies.
Ces rituels répétés durant des décennies créent des patines superbes aux tons brun clair, foncé, rouge, parfois brillantes comme des laques précieuses. Et pour les embellir on les habille de manteaux de cauris, on les pare de colliers en perles de verre, de bracelets de métal aux bras et aux chevilles. Les ere (statues) ibeji sont aujourd’hui de véritables œuvres d’art, une des plus belles expressions de la richesse créatrice de l’art africaine.
Pour illustrer cet ouvrage, les auteurs ont sélectionnés 80 pièces exceptionnelles de grande qualité, pour certaines centenaires, reproduites dans leurs moindres détails et provenant de collections particulières rarement exposées ou reproduites.

 IB (nés) EJI (deux) désigne en yoruba les jumeaux, à la naissance, les enfants sacrés. Pour cette raison, si un jumeau meurt, la vie du survivant et aussi toute  la famille sont mises en danger. On les fait renaître sous forme de statuettes commandées par les parents à de prestigieux sculpteurs des différentes régions du Nigéria et du Bénin

- Xavier Richer : Embarqué à 16 ans sur un cargo à destination de l’Afrique de l’Ouest, Xavier Richer tente une carrière dans la marine marchande. Le mal de mer en décidera autrement. De retour à Paris, il se passionne déjà pour les arts premiers en visitant les galeries du quartier St Germain des Prés. Sa rencontre avec Jacques Kerchache sera déterminante. Il confie à Xavier Richer une véritable carte aux trésors du Dahomey sur laquelle figurent tous les repérages qu’il y avait effectués. Deux mois de remontée du fleuve Ouémé en pirogue permettront à Xavier Richer d’acquérir auprès des villageois de nombreux objets dont la première paire d’ibeji présentée en page 10 de cet ouvrage. Ce sera le point de départ de la constitution de sa collection d’art africain, avec une préférence pour les pièces du Nigéria et de la Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui Xavier Richer, photographe depuis les années 80, publie ses nombreux reportages sur l’Afrique, le Moyen-Orient et Paris, dans les grands magazines et chez les éditeurs, avec plus de 37 ouvrages publiés dont 10 sur le Maroc ; chez Flammarion, le Chêne, Hachette, Bower, Atlas, la Bibliothèque des Arts…

- Hélène Joubert : Diplômée de l’École du Louvre, de l’université de Paris I, de l’Institut national des langues et civilisations orientales et de l’École nationale du patrimoine, Hélène Joubert a fait des arts africains, du Nigeria et de l’art yoruba en particulier, le centre de son intérêt et de ses études.
Conservateur en chef et responsable de l’unité patrimoniale Afrique au musée du quai Branly depuis 2005, elle a été commissaire de plusieurs expositions, en France et à l’étranger, dont Ubuntu, arts et cultures d’Afrique du Sud (musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie, Paris, 2002), Visions d’Afrique (musée national d’Histoire de Taipei, Taïwan, 2003-2004) et Central Nigeria unmasked, arts of the Benue river valley (Fowler Museum, Los Angeles, 2011 – musée du quai Branly, Paris, 2012).
Auteur d’articles et d’essais – dont «Messages noués, paroles cousues : l’art des adire du Nigeria », in Chemins de couleur, musée du quai Branly, 2008 ; « Connaître hier pour expliquer aujourd’hui : l’art divinatoire chez les Yoruba », in Voir l’invisible, musée d’Aquitaine, 2011 ; « Objets de pouvoir et de désir, une exploration des arts du Nigeria dans les collections privées françaises », in Les Arts du Nigeria dans les collections privées françaises, éditions 5 Continents, 2012 –, elle a également contribué à des tournages de documentaires, notamment, en 2007, Les ibeji yoruba, de la série « Enquête d’art », et en 2008, Osun Osogbo, la forêt et l’art sacré des Yoruba, interviews sous la direction de Pierre Guicheney.