Votre panier est vide.
Grand coup de cœur de Soumbala pour ce remarquable ouvrage. En 1923, Émile Muller part comme médecin au Congo Belge pour le compte de compagnies privées (La FORMINIERE puis la BCK: chantiers forestiers et grands travaux dont chemin de fer). Il y exercera son métier jusqu’en 1938 effectuant principalement des activités de santé publique en milieu indigène. Il conquière l'amitié et la confiance de ces populations, pour qui il n’est plus le patron mais celui qui soigne, qui soulage, qui écoute ; il se fond parmi elles et photographie sans susciter les réticences qui ont dénaturé tant de clichés ethniques. Ses images sont d'une beauté saisissante; elles concernent principalement les régions du Kasaï et du Katanga, à proximité de la frontière de l'Angola: populations Salampasu, Luba, Chokwe et Bushong. Notons que le hasard d'un itinéraire lui fait aussi fixer sur la pellicule les fresques peintes sur une maison à Hanche. C'est celle de Djilatendo qui sera avec Lubaki à l'origine du premier mouvement de peinture au Congo. Si les négatifs ont traversé le temps, beaucoup étaient néanmoins endommagés. Pierre Loos, initiateur du projet, a estimé qu’une restauration soigneuse s’imposait. Elle a été confiée à Pierre Buch.


