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 DIOP Abdoulaye Bara - La société Wolof. tradition et changement: les systèmes d'inégalité et de domination

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DIOP Abdoulaye Bara

La société Wolof. Tradition et changement: Les systèmes d'inégalité et de domination

Karthala - Paris - 2012
ISBN: 9782811106775
(Hommes et sociétés)
360 p. - 16 x 24 cm

Disponibilité éditeur: Disponible chez l'éditeur.

Prix public éditeur: 30,00 €

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 Les Wolof et le Sénégal apparaissent dans la littérature dès le XVe siècle, avec les récits des premiers voyageurs portugais sur la côte occidentale de l’Afrique. Les écrits qui les concernent se multiplient à l’ère des comptoirs commerciaux français et anglais. Et, aujourd’hui, nous disposons sur eux de bon nombre d’études scientifiques d’histoire, de géographie humaine, de linguistique, de sociologie. Cependant, ces études s’attachent surtout à explorer un domaine particulier comme celui des castes ou des confréries religieuses. L’ouvrage d’Abdoulaye Bara Diop propose, lui, une première analyse d’ensemble de cette société, basée essentiellement sur des observations directes et des entretiens avec les Wolof.

Dans la société wolof traditionnelle, deux systèmes de stratification se superposent et hiérarchisent deux types de catégories sociales : les castes et les ordres. Le système des castes repose d’abord sur la division du travail et des fonctions ; il se caractérise par des rapports d’interdépendance. Les ordres se définissent par rapport au pouvoir politique et entretiennent des rapports de domination et d’exploitation. Avec l’apparition d’un pouvoir centralisé et coercitif, la division fondamentale de la société entre hommes libres et esclaves se transforme en une opposition entre chefs et sujets, la condition des esclaves se définissant alors en fonction du statut politique de leurs maîtres.
Ce système des ordres ne survivra pas à la destruction de la monarchie provoquée par la conquête coloniale. Le système des confréries religieuses prendra la relève et donnera naissance à une hiérarchie fondée sur des facteurs idéologiques (la science et la sainteté). L’Islam wolof, ses confréries et ses marabouts – mourides notamment – étonnent aujourd’hui par leur puissance et leur dynamisme. A.-B. Diop montre cependant qu’ils ne constituent qu’un système partiel, une instance intermédiaire entre le pouvoir politique et les masses dont l’avenir est loin d’être fixé.

 Réédition de ce grand classique: Une analyse globale de la société Wolof au Sénégal basée pour l'essentiel sur des observations directes et des entretiens personnels. Dans la société wolof traditionnelle on peut distinguer deux systèmes de stratification qui se superposent et hiérarchisent les catégories sociales: le système des castes règle la division du travail et des fonctions et se caractérise par des rapports d'interdépendance; celui des ordres se définit par rapport au pouvoir politique et entretien des rapports de domination et d'exploitation. Dans un environnement de pouvoir centralisé, la division fondamentale de la société entre hommes libres et esclaves se transformera en une opposition entre chefs et sujets, la condition des esclaves se définissant dès lors en fonction du statut politique de leurs maîtres. Avec la conquête coloniale le système des confréries religieuses remplacera celui des ordres et donnera naissance à une hiérarchie fondée sur des facteurs idéologiques et l'Islam wolof (en particulier les Mourides) étonne par sa puissance et son dynamisme. Il ne constitue cependant qu'un système partiel , une instance intermédiaire entre le pouvoir et les masses dont l'avenir est loin d'être fixé. Première édition en 1981; une réédition a déjà été effectuée en 1987; elle était épuisée depuis assez longtemps.

Abdoulaye-Bara DIOP, docteur ès-lettres, est professeur à la Faculté des Lettres de Dakar et chercheur à l’Institut fondamental d’Afrique noire dont il fut un moment le directeur