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 EFFAH Charline - N'être

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  •  EFFAH Charline - N'être

EFFAH Charline

N'être

La Cheminante - Ciboure - 2016
ISBN: 9782371270664
(La petite cheminante)
144 p. - 11 x 15 cm

Disponibilité éditeur: Epuisé chez l'éditeur.


L'Offre de Soumbala

Référence Etat de l'exemplaire Disponibilité Soumbala Prix Commander
X64255 livres d'occasion, brochés, à partir de: 5 à 8 jours
6,95 €
Chez Priceminister

 Charline Effah explore dans ce roman des relations mère-fille qui abordent de plein fouet la question de la couleur de peau et de la ségrégation.

Un vécu qui pervertit la sexualité de l’héroïne dans une société où règne la violence conjugale.
Au-delà de la torpeur, la dignité et des retrouvailles inattendues ouvrent l’horizon d’une naissance à soi-même.
La densité et la précision de l’écriture de Charline Effah pour déployer le cheminement psychologique et affectif de ses personnages sont littéralement envoûtantes.

 Charline Effah explore dans ce roman des relations mère-fille qui abordent de plein fouet la question de la couleur de peau et de la ségrégation.

Naître au nord du Gabon dans la ville de Minvoul, d’un père avocat et d’une mère institutrice, campe d’emblée une personnalité qui devra s’affirmer dans son rôle de fille aînée. À Libreville où sa famille habite peu après sa naissance en 1977, Charline Effah découvre rapidement l’infini plaisir de lire, non par sa mère institutrice qui lui transmet l’impératif catégorique des études, mais par la bibliothèque de son père où elle s’embarque dans Les Hauts de Hurlevent acquérant définitivement, sans le savoir encore, la passion des mots. Issue de parents aux métiers de parole, elle se passionne dès son plus jeune âge pour le chant, puis pour le théâtre qu’elle pratique après son baccalauréat pendant un an à Libreville au Théâtre express qui forme aux métiers de comédien, dramaturge et metteur en scène. Une année très formatrice pour la vie, juste avant que le sérieux des études ne la rattrape, l’aidant certainement à affirmer sa position d’aînée, mais plus que tout, orientant sa vie vers l’écriture. Une thèse sur la littérature française la propulse à Lille. Au moment du départ, l’appréhension est grande de ce passage d’un continent à l’autre, du sud au nord, du chaud au froid, du cocon familial au risque de l’étranger. Heureusement, la langue française l’accompagne comme une mère aimante et protectrice. Puis, dès son arrivée à Lille, une seconde mère symbolique surgit au devant d’elle : une dame qui lui propose de l’aider à porter ses bagages dans le métro. Toutes ses appréhensions tombent à cet instant et si ce n’était l’opportunité d’une promotion professionnelle en Ile de France, Charline n’aurait jamais quitté Lille, Villeneuve-d’Ascq et cette région du Nord, où la chaleur du cœur remplace la froidure du thermomètre. Avant Lille, une autre géographie s’était ouverte à elle grâce à l’autre métier de sa mère institutrice, celui de femme d’affaire, mère de trois filles et d’un seul fils. Un métier en parallèle qui montre aussi, au-delà de la part visible masculine des sociétés africaines, la place grandis¬sante des femmes dans l’équilibre économique du foyer et au-delà, dans le développement économique du grand continent. Ce second métier de sa mère lui ouvre l’horizon de l’Afrique de l’Ouest, et notamment du Togo, auquel il s’agit de vendre un des merveilleux tissus africain : le wax. Étudiante, Charline Effah aura aussi l’occasion de découvrir la Côté d’Ivoire et d’aller se recueillir à la cathédrale de Yamoussoukro. La dimension spirituelle qui émane de ce lieu lui permet de se connecter au syncrétisme qui l’anime, de sa chrétienté acquise - son grand-père maternel fut pasteur - à son animisme africain « naturel ». De la Côté d’Ivoire, elle retient aussi un rapport enjoué et créatif à la langue française, délicieusement réinventée par les Ivoiriens en fonction de chaque situation. Chemin faisant, il lui a fallu un moment travailler dans les assurances, puis enseigner dans un autre domaine, celui des études médico-sociales, où Charline Effah - il n’y a pas de hasard - devient auteur d’un manuel pour les classes préparatoires. Cependant, avouer des maux de tête quand elle n’écrit pas, c’est bien exprimer ce quelque chose sans quoi la vie n’a pas de goût. Passion dévorante à laquelle elle décide à présent de se vouer intégralement sur le versant fictionnel, où elle peut inventer des personnages plus que réels, et se plonger allègrement dans leur psychologie. Encore un symbole fort dans son parcours, elle aime aussi la peinture, et particulièrement le tableau de Delacroix, Femmes d’Alger dans leur appartement, qui inspira la grande écrivaine algérienne académicienne française Assia Djebar dans son roman éponyme. Un tableau qui raconte d’emblée l’histoire de chaque femme et permet d’imaginer la psychologie de chacune au sein de ce lieu oriental clos. Un tableau qui est en soit déjà un livre... La quête de Charline Effah se lit comme une évidence : écrire, pour être.
 

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