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 BAYART Jean-François, POUDIOUGOU Ibrahima, ZANOLETTI Giovanni - L'Etat de distorsion en Afrique de l'Ouest. Des empires à la nation

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BAYART Jean-François, POUDIOUGOU Ibrahima, ZANOLETTI Giovanni

L'Etat de distorsion en Afrique de l'Ouest. Des empires à la nation

Karthala - AFD - Paris - 2019
ISBN: 9782811126247
(Terrains du siècle)
168 p. - 21,5 x 13,5 cm

Disponibilité éditeur: Disponible chez l'éditeur.

Prix public éditeur: 15,00 €

L'Offre de Soumbala

Référence Etat de l'exemplaire Disponibilité Soumbala Prix Commander
X69520 livre neuf, broché 5 à 8 jours
15,00 €
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 Les classes politiques africaines ont choisi, au lendemain des indépendances, de reproduire le cadre territorial hérité de la colonisation et ont entériné le principe de l’État-nation. Ce dernier contredit la plupart des ressorts politiques, économiques, culturels des sociétés africaines. Mais il a aussi fait l’objet de processus d’appropriation souvent massive, et toujours créative, de la part de l’ensemble de leurs acteurs. 

 
Cette double réalité rend insuffisantes la plupart des interprétations qui mettent l’accent sur des contradictions supposées insurmontables entre un État hérité de la colonisation et les sociétés du cru, sous la forme d’un jeu à somme nulle. Les choses sont en fait plus compliquées. Car les régimes de légitimité, de sécurité, de responsabilité sociale, d’enrichissement, de représentation culturelle et politique du « bon gouvernement » participent simultanément de ces deux dimensions historiques, d’espaces différents, de durées disparates qui s’encastrent les unes dans les autres plutôt qu’elles ne se succèdent.
 
Cette distorsion inhérente aux sociétés africaines contemporaines est source d’ambivalence, plutôt que d’ambiguïté comme le pensaient Cheikh Hamidou Kane et Georges Balandier. Elle rend problématique l’institutionnalisation d’une gouvernance de la transparence, et tend à inscrire la compétition politique, l’accumulation de la richesse et la lutte sociale dans l’ordre de la violence.

 Les classes politiques africaines ont choisi, au lendemain des indépendances, de reproduire le cadre territorial hérité de la colonisation et ont entériné le principe de l’État-nation. Ce dernier contredit la plupart des ressorts politiques, économiques, culturels des sociétés africaines. Mais il a aussi fait l’objet de processus d’appropriation souvent massive, et toujours créative, de la part de l’ensemble de leurs acteurs.

Exemples notamment pris au Mali et au Cameroun
Sommaire:
Introduction
1 - L’espace historique de l’Afrique occidentale et saharienne
* Des empires aux États-nations postcoloniaux
- Historicité et gouvernance contemporaine au Mali
* Zones commerciales et gains marginaux
* Le legs de l’esclavage
- La mémoire historique dans le royaume d’Oku, au Cameroun
* Situations et moments d’historicité
- Le moment Sida
* Les terroirs historiques
- Le terroir historique de Djenné, au Mali
* La combinatoire conflictuelle du bassin du lac Tchad

2 - Le moment de l’État colonial
* Les trois grandes transformations de l’ordre colonial
* L’appropriation de l’État colonial par les sociétés africaines
* La réinvention de l’État colonial par les sociétés africaines

3 - La gouvernance par le bas
* Persistance et contraintes des pratiques de mobilité
- La politique de la vache au Mali
* Les nouvelles formes de la participation civique

4 - Vers un « gouvernement dans la violence » ?
* Dissidence économique et unité nationale au Mali
- Jean-François Bayart est professeur à l’IHEID de Genève, et titulaire de la chaire Yves Oltramare « Religion et politique dans le monde contemporain »,

- Ibrahima Poudiougou est doctorant à l’Université de Turin,

- Giovanni Zanoletti est doctorant à l’Université Paris-Nanterre.