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 EMERIAU Céline - S'éclaircir pour faire peau neuve - Une pratique entre santé et identité

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EMERIAU Céline

S'éclaircir pour faire peau neuve - Une pratique entre santé et identité

Presses Universitaires de Nancy - Editions universitaires de Lorraine - Nancy - 2012
ISBN: 9782814301160
(Epistémologie du corps)
267 p. - 16 x 24 cm

Disponibilité éditeur: Disponible chez l'éditeur.

Prix public éditeur: 20,00 €

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 Stigmatisante et chargée symboliquement, la couleur de la peau est soumise au même titre que le reste du corps à un travail des apparences. Pour être jugée esthétiquement conforme aux normes dominantes, la peau doit répondre à des critères. Comme tout travail des apparences, l'éclaircissement de la peau est un fait social s'inscrivant dans un système de représentations propres à l'environnement socio-culturel des populations qui s'éclaircissent. 

C'est dans ce contexte que cette pratique corporelle prend son sens. Or dans le cas des populations originaires d'Afrique vivant en France, leur environnement socio-culturel se voit influencé à la fois par leur pays d'origine mais aussi par leur pays d'accueil, ainsi que par les enjeux politiques les liant historiquement, des enjeux pour lesquels la couleur de la peau a pu tenir un rôle prépondérant, notamment durant la période de la colonisation. 
L'analyse de différents discours portant sur la pratique montre que l'éclaircissement de la peau ne se limite pas à un changement de couleur de peau. En modifiant la teinte, mais aussi la texture et la luminosité de la peau, les femmes répondent à une logique sociale et imaginaire aux fondements empiriques. Le résultat de cette pratique de l'éclaircissement, imprimé sur la peau des femmes, aura un impact dans leur vie sociale. 
En changeant leur couleur de peau, les femmes rentrent dans une construction à la fois biologique, sociologique et subjective. Elles matérialisent ainsi une quête identitaire s'inscrivant dans un référentiel socio-culturel et chromatique.

 L'auteur a soutenu en septembre 2010   une thèse sur le thème: Eclaircissement de la peau chez les femmes africaines de Marseille. Travail effectué sous la cotutelle de l'Université Aix-Marseille 2 et de l'Universita degli studi di Genova sous la direction de Gilles Boetsch et de Antonio Guerci.

Sommaire:
Introduction

I - La peau, un organe biologique et social
- Couleurs de peau et anthropologie
- Couleur Noire, poids symbolique et enjeux sociaux
- Orientation analytique

II - De la couleur « naturelle » à la couleur « culturisée »
- Des couleurs biologiques, culturelles et sociales
- Un historique des transformations cosmétiques
- Le clair, le lumineux : un invariant universel ?

III - La pratique de l'éclaircissement de la peau à travers la littérature
- Histoire de la pratique
- Une approche sociale de la pratique à travers la littérature
- Les produits éclaircissants
- Les effets secondaires

IV - Les discours sociaux
- Un discours entre esthétique et identité
- La peau claire dans les publicités
- Un corps « rendu » malade : l'incompréhension des médecins
- Les vendeurs : du conseiller à l'apprenti médecin

V - La complexité de la construction identitaire
- Description de la pratique
- Valorisation sociale, regrets et addiction
- Du « complexe » de la peau noire à une identité « assumée » ?

VI - L'éclaircissement de la peau, de la couleur à l’identité
- Une construction identitaire
- L’identification au Blanc
- Entre assimilation et changement de peau, l’impasse identitaire

Bibliographie
Céline Emeriau est docteur en anthropologie biologique. Ses travaux portent sur des problématiques de santé dans une approche pluridisciplinaire. Elle a soutenu sa thèse dans le cadre d'une co-tutelle entre l'Université de la Méditerranée (UMR 6578 CNRS) et l'Université de Gènes (Italie) sous la direction de Gilles Boëtsch et d'Antonio Guerci. Elle travaille aujourd'hui au sein de l'Agence Régionale de Santé Poitou-Charentes.