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Comme le Candomblé au Brésil et le Vaudou en Haïti, le Bori (Stambali), culte adorciste de la communauté noire de Tunis, a pu être conservé et perpétué, jusqu'à nos jours, par les descendants d'anciens esclaves originaires d'Afrique sub-saharienne. Son évolution syncrétique et son intégration dans les traditions magico-religieuses locales témoignent de la prodigieuse capacité des Noirs de préserver, adapter et transmettre, à travers les générations, les fondements de leur spiritualité ancestrale.
Une étude d'un rite de possession (le stambali ou culte bilalien) que pratiquent les membres de confréries bilaliennes placées sous le patronage de Sidi Bilal figure emblématique de la tradition musulmane. Ce rite, aux allures de bori hausa du Niger, conservé à Tunis par une partie de la communauté noire est très probablement originaire d'Afrique sub-saharienne (Tremearne avait déjà examiné ce phénomène dans son ouvrage The ban of the bori)