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Tout ce que fait l'ethnologue a une double dimension. L'une est minutieuse, le détail est son ami, la moindre différence l'intéresse. Il enquête sur les relations sociales, les systèmes de parenté. Il cherche à comprendre les moteurs de la mémoire, de l'oubli, du secret. Les peines, les joies, des gens qu'il rencontre, constituent la matière de sa réflexion. L'ethnologue fait sa récolte en remuant la terre séchée des évidences : son savoir-faire a quelque chose du paysan; le terrain est comme la terre, il se malaxe, se triture et on le travaille.
Et voici l'autre dimension de son métier : tout ce qu'il apprend là-bas, l'ethnologue le montre ici. Il le ramène pour comparer, montrer ce qu'il y a de commun dans ce monde de différences. C'est ce qui fait de lui un anthropologue : sa recherche vise à construire un savoir sur l'humain, de portée universelle.
- Michel Agier, anthropologue, directeur de recherche émérite à l'IRD et directeur d'études à l'EHESS. A mené ses recherches de terrain dans des villes africaines (Lomé, Douala) et en Amérique latine (Salvador de Bahia, Cali) dans le cadre de projets de coopération scientifique de l’IRD; depuis 2000, ses recherches et enseignements se sont orientés vers une Anthropologie des déplacements et des logiques urbaines, les enquêtes portant sur les réfugiés et les migrants dans les marges urbaines et les camps, en Colombie puis en Afrique noire et également dans la "jungle" de Calais et au Liban.


