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Le Burkina Faso connaît depuis le début des années 80 une très importante croissance urbaine, Ouagadougou est une capitale d'un million d'habitants dont la population double en 10 ans. Ce processus suppose une gestion urbaine ambitieuse et volontariste qui, grâce à la décentralisation, confie aux communes de larges compétences; mais celles-ci se heurtent au désengagement de l'Etat, à la faiblesse des finances locales et à l'impréparation des élites locales à assurer les tâches d'organisation, de gestion et de commandement qui leur sont dévolues. La gestion communautaire apparaît comme une solution incontournable et dans ce contexte les institutions religieuses s'imposent au Burkina comme des pièces très importantes du dispositif: interlocuteurs privilégiés des administrations centrales et des communes, intermédiation entre celles-ci et les populations, appui à la transition entre l'ordre rural et l'ordre urbain. Quels sont les enjeux de cette confessionnalisation de l'espace public ? Les Eglis ont-elles vocations à se substituer à l'Etat et aux collectivités territoriales ? La décentralisation est-elle synonyme de démocratie locale et debonne gouvernance ?


